Didier Pousset étudie les éléments en bois des œuvres et du mobilier afin de documenter leur matière, leur mise en œuvre et leur chronologie. L’examen prend place dans une expertise pluridisciplinaire, en lien avec les professionnels chargés de la connaissance et de la conservation de l’objet.
Quand solliciter Didier Pousset ?
- Pour identifier les essences employées et la manière dont les bois ont été choisis
- Pour documenter les débits, assemblages, traces d’outils et gestes de fabrication
- Pour rechercher des éléments chronologiques dans les cernes accessibles
- Pour caractériser des transformations, greffes ou remplois
- Pour compléter l’étude d’une œuvre avant ou pendant une restauration
Typologies étudiées
- Mobilier et meubles anciens
- Boiseries et stalles
- Panneaux peints et cadres
- Sculptures et objets d’art
Faisabilité et limites
La pertinence des résultats dépend du potentiel effectivement accessible sur l’objet. Une phase de nettoyage, de consolidation ou de restauration constitue souvent un moment favorable, car elle permet de coordonner l’examen avec les conservateurs et restaurateurs.
Le protocole est adapté à chaque œuvre. Certains cas peuvent être étudiés par observation non intrusive ou sans échantillonnage, mais cette possibilité doit être évaluée pour l’objet concerné. L’archéodendrométrie apporte des éléments à une expertise ; elle ne se substitue pas à l’ensemble des autres spécialités et ne garantit pas à elle seule une attribution.
Restitution
Le périmètre de la restitution, notamment la nécessité d’un rapport, est convenu lors du cadrage de la mission. Il tient compte des observations réalisables, des méthodes retenues et des limites d’interprétation.
Sculptures Zadkine — étude comparative
À la demande du Musée KMSKA d’Anvers, une étude comparative a été menée sur deux groupes sculptés en bois portant les signatures d’Ossip Zadkine : La Misère de Job, conservée au musée, et une représentation de Job agenouillé conservée en mains privées. Les examens visuels non intrusifs ont documenté les caractéristiques xylologiques, le choix des masses de bois et les traces laissées par les outils de débitage, de corroyage et de sculpture.
Paire d’armoires d’André-Charles Boulle
L’étude archéodendrométrique a porté sur les armoires OA9518 et OA9519, conservées au musée du Louvre. Menée sans échantillonnage avec les restaurateurs des ateliers d’ébénisterie du C2RMF, elle s’inscrit dans les recherches historiques et matérielles consacrées aux meubles attribués à André-Charles Boulle.

