La datation dendrochronologique des instruments se déroule généralement en complément de l’expertise d’un luthier référent. Elle concerne notamment les violons, altos, violoncelles et contrebasses.
Quand solliciter Didier Pousset ?
- Pour rechercher des éléments de datation dans une table d’harmonie
- Pour comparer ses profils de croissance à des chronologies forestières
- Pour confronter l’instrument à un corpus dendrochronologique de référence
- Pour compléter une expertise de lutherie par l’étude scientifique du bois
Protocole non intrusif
Sans prélèvement, les bois des tables d’harmonie sont enregistrés sous forme de clichés macrophotographiques HD afin de mesurer les largeurs de cernes au centième de millimètre.
Les profils de croissance sont comparés à des chronologies de référence issues des massifs jurassiens, vosgiens, alpins, bavarois, tyroliens ou des Dolomites, ainsi qu’à un corpus de plus de six cents instruments.
Faisabilité et limites
La table d’harmonie doit offrir des cernes visibles et exploitables. La qualité et la longueur des séries conditionnent les comparaisons possibles. Une concordance dendrochronologique renseigne le bois étudié ; elle ne détermine pas à elle seule l’auteur, l’atelier, la date de fabrication ou la valeur de l’instrument et ne remplace pas l’expertise du luthier.
Traçabilité et rapport d’étude
L’étude dendrochronologique du bois constitue également un repère pérenne et invisible permettant de tracer l’instrument sans lui porter atteinte.
Les observations, mesures, comparaisons et limites sont documentées dans un rapport d’étude.


