Les fouilles archéologiques révèlent un important patrimoine d’objets en bois gorgés d’eau, naturels ou travaillés : pieux de fondation, cuvelages de puits, contentions de berges, palplanches, embarcations, tonneaux et objets domestiques.
Didier Pousset intervient sur ces ensembles pour caractériser les bois et les informations techniques ou chronologiques qu’ils conservent, en coordination avec l’équipe archéologique.
Quand solliciter Didier Pousset ?
- Pour identifier les essences présentes dans un ensemble archéologique
- Pour rechercher des éléments de datation dans les bois conservés
- Pour documenter les dimensions, débits, façonnages et traces de mise en œuvre
- Pour comparer les choix de bois selon la fonction des pièces
- Pour intégrer l’étude des bois au protocole d’une fouille ou d’une recherche
Faisabilité et limites
L’étude suppose un accès organisé aux bois conservés et une coordination avec l’équipe responsable de leur inventaire, de leur prélèvement et de leur conditionnement. Le choix des pièces à examiner ou à échantillonner dépend de la problématique, de l’état du corpus et de sa représentativité.
Toutes les pièces ne livrent pas nécessairement une datation ou une provenance. Les conclusions doivent être rapportées au corpus effectivement observé et à la qualité des données disponibles.
Restitution
La forme de restitution et le niveau de détail attendu sont définis lors du cadrage. Les résultats distinguent les observations, leur interprétation et les limites liées à l’échantillonnage ou à la conservation.
Cas documentés
Arsenal de Valenciennes — XIIIe siècle
Les fouilles menées en 2023 par le service archéologique de Valenciennes ont mis au jour des cuves de tannerie, des futailles réemployées, quatre tonneaux, des pieux appointés et des segments de margelle. L’intégralité des bois conservés a été inventoriée, prélevée et conditionnée par l’équipe archéologique.
Collaboration : Martin Laugero et David Delassus, attachés de conservation.
Épave de Mandirac — IVe–Ve siècle
La caractérisation de l’épave repose sur un échantillonnage d’une centaine de pièces. Huit essences différentes ont été employées pour les membrures, virures, planches de vaigrage et organes d’assemblage.
Collaboration : Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (DRASSM), Marseille.


